Forgotten Heaven

Naufragé de n'importe quel océan, vous voici maintenant sur une île abandonnée depuis des lustres... NC-15
 
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 Alecia Deveria

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Alecia Deveria
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MessageSujet: Alecia Deveria   Mer 11 Fév - 12:42

    Nom: Deveria
    Prénom: Alecia (se prnonce Alexia)
    Surnom: Alec ou Al sinon quelques audacieux ont aussi essayé Cici ou Cia...pourquoi pas ? Au pire vous pourriez en choisir un, vous !
    Age: 21 ans semblerait-il...

    Pouvoir: La Terre

    Sexe: Qui oserait douté qu'elle appartienne à la gente féminine ? Qui ? Hein ? Que je lui casse les dents >_<...ou lui achète des lunettes, c'est au choix =D
    Orientation sexuelle: Hétérosexuelle jusqu'aux dernières nouvelles mais cela reste encore à prouver (comment lui reprocher de vouloir goûter le chocolat quand elle préfère la vanille ?)

    Physique: Alecia est une jeune femme d'une grande beauté et qui ne cherche pas à la dissimuler ni à la montrer avec ostentation ou prétention. Malgré la vanité qu'elle aurait put en tirer elle reste d'une simplicité étonnante qui rajoute encore à son charme déjà fascinant pour ne pas dire envoûtant. Commençons par son visage. Celui-ci est fin et indéniablement féminin, les traits sont délicats et doux cependant le haut de son visage est masqué par...un masque qui ne laisse entrevoir que ses yeux dont la couleur est d'un noir dont certains pigments semblent dorés comme de l'onyx mélangé à de l'or. Tout simplement magnifique et captivant. Le masque couvre toute la hauteur de son visage, ne laissant voir de son nez que le bout de celui-ci et se termine à quelques centimètres à peine de la fin de son front. Ses lèvres pleines et rouges à souhaits marquent son visage, contrastant avec le doré de sa peau à la douceur ensorcelante et dépourvue d'imperfection. Encadrant son visage à la beauté époustouflante de longs cheveux d'un noir brillant coulent le long de ses épaules et de son dos, atteignant mi-cuisse sans aucune difficultés. Légèrement ondulés ils sont maintenus en place afin de dégager son visage par de longues aiguilles noires qui peuvent lui servir d'arme au besoin. Ses cheveux sont orientés vers le côté droit de son visage, venant masquer de temps en temps son œil droit dans une vague élégante. Comme marque singulière sur sa personne, l'on peut trouver un impressionnant tatouage à l'encre noire dans son dos. Il n'a apparemment aucun sens, seule elle en connait la véritable signification et, jusqu'ici elle n'a jamais trouvé utile de le dévoiler à qui que ce soit. Néanmoins dans les entrelacs complexes l'on peut deviner la silhouette d'un tigre debout sur ses quatre pattes, se dressant sur une proéminence rocheuse, la tête droite et l'allure royale cependant à la vue de ce dessin complexe il est impossible de dire si c'est le véritable dessin ou juste une illusion d'optique que n'importe qui interpréterait différemment avec une autre silhouette, un autre animal. Ses courbes élégantes et gracieuses sont généreuses et l'allure sauvage de silhouette est renforcée par sa démarche souple et emplie d'une tranquille assurance.

    Tenue vestimentaire: Son mode vestimentaire est difficile à décrire dans la mesure où elle se fiche de se qu'elle porte tant que cela est pratique et suffisamment large ou suffisamment serré pour ne pas déranger ses moindres mouvements. Même dans un sac à patate son élégance naturelle ne serait pas le moins du monde dissimulée car dans sa seule tenue elle semble emplit d'une grâce sauvage et envoûtante. Néanmoins elle préfère un pantalon de cuir noir qu'elle porte le plus souvent accordé à un corset sans manche de couleur noir en tissu fin. Les accessoires que l'on retrouvera toujours sur elle qu'importe son habillement reste les longs gants de soie noire dont le début ressemble à une mitaine délicate mais qui s'allonge jusqu'à son coude en un tissu déchiré comme troué ce qui n'est autre qu'un effet de style qui dissimule efficacement la solidité véritable des gants. A sa ceinture l'on peut retrouver un simple poignard dont la garde ouvragée ressemble à la gueule béante d'un tigre feulant furieusement. La poignée est entourée de cuir lui permettant d'avoir une meilleure prise dessus. L'arme se trouve cependant dans son dos, à portée de sa main droite mais ne croyez pas que n'importe qui pourrait s'en emparer sans qu'elle ne s'en rende compte : un lien de cuir maintiens l'arme dans son fourreau et les allers retours du lien sont relativement complexe au point qu'elle seule parvient à l'en retirer assez rapidement grâce à un entraînement intensif afin de pouvoir réagir à tout moment.

    Caractère: Comment décrire le caractère d'une personne qui ne saurait le décrire elle-même ? Imprévisible au possible, jamais conforme à la normalité, toujours d'une troublante attitude, Alecia est...différente. L'on pourrait dire qu'elle est lunatique mais ce n'est pas tout à fait ça, plutôt impulsive et déterminée au possible. Lorsqu'une idée lui passe par la tête et lui paraît séduisante elle ne cherche pas plus loin et se contente de la réaliser qu'importe les conséquences et ce qu'il faille faire pour y parvenir. Solidement campée sur ses positions, Al peut se montrer calme et sereine à tout moment car c'est sans doute son trait de caractère premier et celui qui ne change jamais et demeure malgré le temps qui passe. Calme et sérénité avant tout, elle peut rester des heures assise quelque part sans s'en lasser sauf cas exceptionnel et en ce cas là il faudra entrevoir la possibilité qu'elle soit agitée, impatiente pour une quelconque raison. Bien abritée derrière le mur de ses pensées, Alecia ne raisonne pas comme la plupart des gens et trouve du bon là où les autres ne verraient que du mal et verrait du mal là où les gens ne verraient que du bien ce qui lui attire souvent des regards intrigués ou incrédules. Il faut cependant savoir que derrière ces réactions imprévisibles se cachent de mûres réflexions qui la font parvenir à cette conclusion c'est pourquoi il n'est pas rare qu'elle se montre extrêmement perspicace et d'une justesse désarmante. Observatrice et attentive elle remarquera ce que d'autres ne remarqueront pas ou ne feront qu'enregistrer comme élément dépourvu d'importance. Poète à ses heures, écrivaine à d'autre, elle transporte toujours avec elle un stricte nécessaire qui se montre souvent d'une nécessité remarquable, c'est comme si elle prévoyait tout à l'avance même si ce n'est sans doute pas le cas. Comme tout un chacun, Alecia est sujette à la colère, à la déception, à la joie et à la rancœur et elle ne tente pas de le cacher même si elle sait que cela peut se révéler dangereux et compromettant en cas de combat. Peu lui importe : dotée de sentiment, il lui semble normal de ne pas les cacher. Selon elle, si l'on ressent quelque chose ce n'est pas pour le dissimuler. D'une franchise implacable et d'une sincérité étonnante, elle ne mâche pas ses mots et se contente de dire les choses comme elles sont sans jamais hésiter une seule seconde car pour elle les choses sont ainsi et si c'est cela...pourquoi ne pas les dire comme elles sont ? A ses yeux rien n'est dangereux ou plutôt tout peut l'être, tout dépend de son humeur du moment et de sa perception momentanée des choses. Parfois distraite et dans les nuages, elle aime chanter et écouter de la musique, tendre l'oreille à la symphonie naturelle et se laisser bercer par les bruits de la nature. Alecia est, malgré sa détermination naturelle et son aplomb remarquable, étrangement réticente à nouer des liens avec les autres. A la fois proche est distante, elle est semblable au vent : si proche et pourtant si loin, il nous touche mais nous sommes incapable de le saisir. Libre et sauvage, Alecia est donc réticente à la seule perspective de se laisser approcher de façon trop...proche, de manière trop sensible.

    Qualités: Les qualités premières d'Alicia sont son observation et l'attention générale qu'elle porte sur les gens et les choses. En dehors de cela il y a l'agilité dont elle fait preuve et le silence qui l'entoure lorsqu'elle désire passer inaperçue. Dans son caractère il est indéniable qu'elle est gentille et attentionnée même si elle fera tout pour ne pas se laisser approcher de trop près. Il y a sans doute d'autres qualités à énumérer mais ce sera à vous de les découvrir.
    Défauts: La distance prudente qu'elle met entre les autres et elle autant que son caractère pour le moins explosif lorsqu'elle est déterminée à quelque chose. Cela peut être une remarquable qualité pour peu qu'elle n'aille pas trop loin cependant...rien ne l'arrête pas même la pire chose au monde. Il y a également la peur qu'elle a de perdre quelqu'un, ce qui est sans doute la raison de son éloignement vis à vis des gens. Alors que vous pensez que vous êtes capables de l'attraper vous refermez votre poing sur du vide.

    Aime : Alecia aime la nature par dessus tout, c'est un peu comme sa mère et sa seule véritable amie, celle qui ne l'abandonnera pas quoiqu'il arrive. Un sentiment renforcé depuis que son pouvoir s'est révélé sur l'île étrange qu'elle a rejoint de mystérieuse façon. Elle aime également la musique et le silence, simple contradiction qui ne la perturbe pas le moins du monde et qui démontre simplement que peu de chose la dérange. Elle aime beaucoup d'autres choses comme les sucreries, la compagnie (même si, d'un autre côté, elle la redoute), elle aime chanter, danser bref beaucoup de choses. Des désires simples qu'elle réalise sans plus de gêne : elle fait ce qu'elle veut et quiconque l'en empêchant se verra attribuer un traitement pire que la mort...enfin, façon de parler naturellement.
    N'aime pas: Elle ne supporte pas tout ce qui a quatre murs et un verrou, tout ce qui peut être destinés à enfermer quelqu'un sans autre issue qu'une porte fermée à double tour. Elle peut supporter d'être dans une vaste pièce pour peu que cela ne soit pas une prison, une cage ou qu'importe. Elle peut s'aventurer dans une auberge sans crainte mais préférera dormir à la belle étoile plutôt que dans une chambre aussi douillette soit-elle : cela n'a aucune importance pour elle. Elle n'aime pas non plus tout ce qui s'approche de près ou de loin à de la chasse abusive et purement intéressée des animaux. Ainsi tous traqueurs se verra puni par la jeune femme et de manière sévère : les animaux sont comme une seconde famille pour elle, inutile de croire une seule seconde qu'elle laissera partir un chasseur désirant se faire un peu d'argent avec de la fourrure : elle se fera une joie de lui montrer ce que cela fait que d'avoir la peau arrachée.



    Souvenir hanté: Le jour où elle tua son père, c'est un fait qui la hante continuellement même si elle tente de se convaincre qu'elle a fait une bonne action, que c'était pour son bien et non pas pour autre chose. Après tout elle aimait son père et c'était une certaine preuve d'amour...personne ne la comprendrait.
    Secret: En plus du fait d'avoir tuer son père qu'elle se gardera bien de divulguer ? Pas grand chose...Elle a un pouvoir, ça compte ? Enfin, pour elle oui : ce n'est pas commun...de la où elle vient s'entend.

    Dans quelle partie de l'île souhaitez-vous habiter? : A l'ouest de l'île si possible.

    Autre chose à ajouter: Est-il possible que ma douce soit accompagnée d'un bébé tigre où est-ce impossible à réaliser ?
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MessageSujet: Re: Alecia Deveria   Mer 11 Fév - 12:46

Histoire:


    Quand le ciel se déchire et libère sa furie, il s'éclaire par intermittence et gronde furieusement comme une bête sauvage et menaçante. La pluie battante frappait les carreaux d'une fenêtre à grand coups, désirant ardemment la faire voler en éclat sans y parvenir. C'est lors d'une nuit d'orage qu'Alecia naquit. Marquée sous le signe du malheur dès son plus jeune âge, elle perdit sa mère à sa naissance, le travail s'étant montré trop éprouvant pour la femme fragile qu'était sa mère. Son père était un homme doux et aimant mais il fut profondément affecté par la perte de son aimée, perte qui le laissa aussi vide qu'un corps sans âme pourtant il fit un effort pour élever le dernier souvenir de sa tendre épouse. Au fil des années, il essaya de dissimuler la peine de son cœur sans réellement y parvenir.

    Observatrice et attentive, Alecia voyait parfaitement la douleur marquer ses traits à la moindre mention de sa défunte mère, elle remarquait également l'absence de sentiment sur son visage dès l'instant où il croyait qu'elle ne le voyait plus. Ne se rendait-il pas compte que son manège était aussi visible que le nez au milieu de la figure ? Il n'avait nul besoin de dissimuler sa peine derrière un masque, elle le remarquait et le ressentait avec une telle intensité qu'elle en avait mal également. L'absence de soutient maternel était déjà difficile à supporter mais il fallait ajouter à cela le poids de la peine de son père qu'elle ressentait comme si c'était la sienne. Elle n'était guère douée d'empathie, son don d'observation qui lui avait servit à maintes reprises lui montrait clairement que son paternel souffrait le martyre. L'expression de son visage était celui d'un condamné au bucher cependant ce même bucher n'était autre que la vie. Plus les années passaient, plus la douleur s'accentuait au point d'en paraître insupportable. Les épaules de son père se courbaient un peu plus comme s'il portait le monde sur ses épaules.

    Elle grandit ainsi, à l'abri du besoin car son père mettait un point d'honneur à ne jamais la laisser sans ce qu'elle désirait c'est pourquoi elle obtenait tout ce qu'elle voulait. Sans exception. Lorsqu'elle désira jouer d'un instrument, il lui procura l'instrument et les cours, lorsqu'elle voulut un chien, il lui offrit l'animal et le maître chien qui le dresserait avec efficacité, lorsqu'elle voulut apprendre à monter à cheval, il lui offrit un cheval et le ranch qui allait avec en plus de l'enseignant. Elle demanda également des cours de danse, des cours de chants et bientôt elle fut capable de beaucoup, passant son temps à s'entraîner à diverses choses, travaillant dans le dos de son père afin de rembourser sa dette car si tout ce qu'elle apprenait était dicté par ce qu'elle désirait, elle s'en servait afin d'offrir à son père plus d'argent qu'il n'en avait. Son paternel était en effet un homme possédant une grosse affluence sur le monde, il était ministre de l'économie et avait, autrefois, endossé le rôle d'avocat...très efficace qui plus est. Comprenez bien qu'elle était née dans une famille riche et aisée qui n'avait aucun problème avec la bourse, ainsi elle était bien élevée, connaissait les moindres règles de l'étiquette qui commandait chacun de ses gestes. Elle savait se présenter comme une fille de haute lignée mais gardait cela pour lorsque c'était utile...rarement en réalité puisque son père, terrassé par le chagrin, n'avait guère l'envie de rencontrer qui que ce soit.

    Elle n'eut jamais vraiment d'ami, n'essaya jamais vraiment d'en avoir...n'en eu jamais envie. Voyant la peine que ressentait son père, elle craignait de ressentir la même et redoutait plus que tout au monde de s'attacher à quelqu'un de peur d'être victime de cette tristesse qui imprégnait le regard de son père ainsi que chaque parcelle de son être. Sous son regard, son père dépérit un peu plus chaque année, devenant de plus en plus pâle, de plus en plus mince jusqu'à devenir squelettique. La seule raison de sa présence sur terre c'était elle...elle était sa malédiction, sa hantise, son fardeau. La seule chose qui le contraignait à rester sur terre et à continuer à souffrir sans pouvoir rejoindre sa douce. C'est pourquoi sa décision fut prise peu après qu'elle l'eut observé durant plusieurs heures alors qu'il la croyait endormie depuis des heures. Il était assit dans le canapé, regardant un film qu'il ne voyait pas vraiment, un pâle sourire aux lèvres et les yeux dans le vague. Il n'était plus que l'ombre de l'homme qui avait été autrefois, charmeur, beau et attentionné...romantique. Il avait toujours un peu de charme mais personne n'osait l'approcher tant il dégageait une aura de détresse et de peine intense. La faible lueur qui brillait dans ses yeux n'avait qu'un sens : il revisitait des souvenirs, les seules choses permettant de mettre un peu de baume sur son cœur brisé. Dès lors, sa décision fut prise : il ne vivrait plus une seule journée en ce bas monde.

    Le lendemain matin, elle l'attendait dans le salon, vêtue de ce pantalon de cuir et du corset qu'elle affectionnait tant et qu'elle portait lorsqu'elle partait en randonnée équestre. Elle était belle, d'une beauté sauvage envoûtante et, dans son visage, il y avait la même beauté que sa mère. Elle n'était pas son portrait craché mais en la regardant il se souvenait d'elle comme si elle était encore en vie. Le long couteau qu'elle portait à la main le fit néanmoins froncer les sourcils : il ne comprenait pas. Lorsqu'elle parla en revanche il saisit toute la teneur de ses paroles, tout ce qu'elles signifiaient, tout ce qu'elles lui offraient...tout ce qu'elle sacrifiait.


    - Je viens t'offrir la mort, père.

    Il était pourtant habitué à la voir bouger à la vitesse de l'éclair, à l'envoûtante grâce sauvage qui l'habitait. Il aurait put réagir. Resta immobile. La lame mordit la chair de son cou, si vite et si proprement qu'il ne sentit rien de plus que la faiblesse s'emparant de lui peu à peu à cause de la perte de sang tandis qu'il reposait dans les bras de sa fille. Elle attendait. Attendait qu'il meurt. Attendait qu'il rejoigne son aimée. Attendait que sa peine s'achève. Attendait que la tristesse qui lui serrait le cœur s'éteigne mais elle ne le fit jamais. Lentement le visage de son père passa de pâle à livide, le blanc de la moquette se teinta d'écarlate de même que ses mains mais elle resta là. Longtemps. Jusqu'à ce que la raison revienne : si elle restait là, elle serait enfermée et elle ne le supporterait pas. Alors elle se leva, empoigna un sac, y enfourna des affaires, des armes, des trucs et des machins sans vraiment les voir tant les larmes brouillaient sa vue. Son cœur était réduit en bouille, son âme piétinée...elle avait tué son propre père, qu'importe que ce fut pour achever ses souffrances. Elle l'avait tué et plus jamais elle ne le reverrait sourire même s'il ne s'agissait que de la pâle imitation dont il était capable depuis la mort de son épouse.

    Elle s'enfuit de la maison familiale, courant aussi vite qu'elle le pouvait malgré la fatigue que sa nuit blanche à réfléchir lui causait. Sa fuite marqua sa culpabilité aux yeux de la justice et elle se jeta à ses trousses, la pourchassant comme un loup derrière sa proie, ne lui laissant aucun répit, ne lui permettant de se reposer que quelques rares minutes. Loin de s'aventurer dans les villes, elle en resta loin selon ses propres préférences car sa répugnance à l'idée d'être enfermée était telle qu'elle ne supportait même plus de marcher entre deux maisons, dans une rue. Lors du meurtre de son père elle avait dix huit ans, l'âge requis pour pouvoir purger pleinement sa peine de prison sans un quelconque prétexte de plus elle avait hérité de toute la fortune familiale dont elle avait dépensé une partie afin d'aider quelques orphelinats, hôpitaux et autres organisations caritatives : de toute façon elle n'avait rien à faire de cet argent, ce qui lui restait était amplement suffisant. Elle resta dans la nature, parcourant les forêts, les montagnes et autres lieux sauvages épargnés par l'homme durant trois ans, se formalisant avec la nature avec une facilité déconcertante. L'allure sauvage qui avait toujours été la sienne s'était considérablement accrue et lorsque quelques rares chanceux l'apercevaient ils croyaient voir un animal sauvage devenu humain. Elle n'avait cependant rien perdu de son habitude de parler, de se conduire en humaine car si elle vivait parmi les animaux elle n'en restait pas moins un être bipède et humanoïde quoiqu'elle en dise et il lui arrivait parfois d'adresser la parole à quelqu'un. Durant trois ans elle fut pourchassée mais vu qu'elle vivait en marginale, restant parmi les lieux sauvages du japon, ils peinaient à l'attraper ou même à la retrouver. Elle vécu donc une vie relativement paisible durant ces trois années, n'était les rares fois où elle avait dû fuir car la rumeur selon laquelle une femme sauvage à la beauté envoûtante vivait dans telle forêt, dans telle montagne avait finalement rejoint les oreilles de la police.

    Sa quiétude paisible disparut subitement comme un voile magnifique que l'on déchirerait sous ses yeux. Bien avant son établissement dans une forêt où elle avait déjà vécu quelques temps plus tôt, les autorités avaient anticipés son mouvement et l'avait coincée, l'acculant sur une partie rocailleuse de la forêt. Sur la partie où se dressait une falaise faisant face à la mer, près de la montagne. Elle avait essayé de se rendre dans la montagne, de rejoindre la mer mais tous les échappatoires étaient vains : ils l'avaient bel et bien coincée. Elle ne put rien faire d'autre qu'attendre, tentant à plusieurs reprises de passer le barrage qu'ils avaient érigé...c'était frustrant et effrayant. Elle était acculée et aucun échappatoire à l'horizon mais elle refusait catégoriquement la seule idée d'être enfermée ne serait-ce que quelque secondes.

    Au fil des jours, le piège se referma sur elle, l'acculant sur le bord de la falaise où elle finit par s'y retrouver coincée, bientôt les forces de l'ordre seraient là, impossible de s'en sortir, il n'y avait aucune solution et elle se voyait déjà entre quatre mur, des barreaux scellant sa cage comme une promesse funèbre. Elle deviendrait folle si on l'enfermait, complètement folle. Et alors qu'elle se débattait contre ce futur dont elle préférait ne pas imaginer les couleurs, les portes du piège claquèrent dans son esprit et, au pied du promontoire, à la lisière de la forêt, les premiers policiers surgirent.

    Debout, dos au vide et à l'océan qui s'étendait à l'horizon comme une éternité indomptable, elle faisait face à la troupe qui se trouvait devant elle. Ils étaient une vingtaine, tous armés d'un pistolet, d'une barre en fer destinée à calmer les esprits les plus farouches. La gueule des armes à feu dirigée vers elle, elle savait qu'elle ne survivrait pas si elle tentait quoique ce soit. Elle ne savait pas se battre et n'était capable de rien d'autre que d'une rapidité et d'une agilité sidérante...insuffisante contre des pistolets.


    - Mettez vos mains derrière la tête et allongez vous sur le sol mademoiselle.

    Alors que les derniers mots finissaient de raisonner dans son esprit, la peur l'empoigna. S'insinua dans les moindres fibres de son corps, la mordant au cou comme un serpent venimeux, la faisant trembler et accélérer les battements de son cœur. Non, elle n'irait pas en prison. Non, elle ne mettrait pas ses mains derrière sa tête. Non, elle ne s'allongerait pas sur le sol. Non, elle ne se laisserait pas priver de liberté. Non, personne n'était capable de la dompter et encore moins cet amas d'imbéciles pointant sur elle des armes de lâches. Un sourire étira ses lèvres tandis que le calme reprenait lentement sa route, faisant disparaître sa peur comme l'eau apaise le feu. Elle savait ce qu'elle avait à faire, savait ce qu'elle allait faire comme elle savait comment elle allait le faire. Elle recula lentement vers le bord de la falaise jusqu'à ce que ses talons se retrouvent dans le vide, simplement maintenue en équilibre par la pointe de ses pieds sur lesquelles elle mettait tout son poids. Elle écarta les bras en croix, renversa la tête en arrière et admira un instant le ciel étoilé.

    - Non mademoiselle, ne faites pas ça !
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MessageSujet: Re: Alecia Deveria   Mer 11 Fév - 12:46

    Le cri avait raisonné, échos parfait du premier tir, suivit d'un second mais elle ne s'en rendit pas compte. Pensaient-ils réellement qu'une blessure aussi grave soit-elle l'empêcherait de réaliser ses vœux ? Pensaient-ils qu'il était intelligent de tirer sur une personne qui, à leurs yeux, allaient se suicider ? N'étaient-ils donc pas stupides ? De plus sa mort lui appartenait, personne ne la lui offrirait sinon elle-même ou la personne qu'elle aimerait un jour, si jamais elle avait l'audace de s'approcher suffisamment de quelqu'un pour en arriver là. Toute à l'impression puissante de liberté et d'harmonie, elle se laissa tomber dans le vide. Le vent sembla vouloir la porter, hurlant à ses oreilles, faisant battre ses cheveux sur son visage. Pendant un moment elle eut l'impression de voler, les yeux fermés, entourée d'un noir dans lequel elle s'imaginait pourvue d'aile, elle tomba ainsi durant un moment qui lui sembla trop court. Le choc de l'eau sur sa tête, puis sur sa nuque, comme si quelque chose lui broyait le crâne de toute ses forces la ramena à la réalité un bref instant. Un bref instant après lequel elle sombra dans l'inconscience et où tout devint noir, l'eau la ballotait de droite et de gauche tandis qu'elle s'enfonçait dans les profondeurs : elle seule décidait de sa mort. Et elle refusait de mourir ici et maintenant ! Durant « l'altercation » une brume épaisse était apparue, remontant jusqu'en haut de la falaise, noyant les policiers qui, alors, ne purent voir le corps de la demoiselle percuter violemment la surface de l'eau. Ils entendirent cependant le fracas qu'elle fit et en conclurent qu'elle était sûrement morte. Il faisait noir cette fois-ci, la nuit était levée depuis quelques heures déjà aussi ne savaient-ils pas si elle avait été touchée par leur coups de feu, en revanche ils étaient sûrs d'une chose : la rumeur était vraie, elle était d'une beauté sauvage envoûtante.

    Elle ouvrit brusquement les yeux, les referma aussitôt qu'une lumière un peu trop vive lui blessa les yeux. Dans son dos se trouvait quelque chose de ni réellement confortable ni de vraiment inconfortable. Au crissement qu'elle entendit à son mouvement, elle sut qu'elle se trouvait sur du sable et le bruissement des bagues qui lui léchait encore le bas du corps lui apprit qu'elle n'avait pas tord. Elle était échouée sur une plage mais son corps était douloureux, infiniment plus douloureux que tout ce qu'elle avait imaginé possible. La faute à son petit plongeon surprise sans doute. Courbaturée de partout et des ecchymoses ici et là, elle sentit pourtant un autre type de douleur au niveau du flanc droit. Lorsqu'elle se redressa, la douleur explosa littéralement et une myriade de couleur apparut devant ses yeux tandis qu'elle se laissait retomber sur le lit de sable de la plage. Voilà donc autre chose ! S'était-elle brisée quelques côtes dans sa chute ? Elle en doutait, si c'était le cas sa respiration seule serait douloureuse. Ce n'était donc pas ça. S'appuyant sur son coude, elle jeta un coup d'œil à son côté droit et remarqua un peu de sang. Son corset s'arrêtant un peu au-dessus de son ventre, il laissait apparaître une vilaine blessure dont les bords étaient déchiquetés. Elle ne mit pas longtemps à comprendre : une balle l'avait effleurée, manquant de peu de la toucher pleinement sur l'intérieur même de son ventre. La balle avait touché son flanc mais trop vers l'extérieur pour pénétrer son corps et n'avait fait que déchirer ses chairs sur une plaie relativement profonde et sanglante. D'ailleurs le sel de la mer était une véritable calamité mais elle était entièrement sèche : cela faisait combien de temps qu'elle était là ? Elle regarda autour d'elle, un air interrogateur sur le visage et remarqua une masse sombre non loin. Lorsqu'elle tendit les doigts pour s'en emparer, la douleur lui déchira le flanc mais elle tenta de l'ignorer, attrapant le tissu de...son sac ?! Comment avait-il atterrit ici le bougre ?! C'était à n'y rien comprendre...ah, non, elle l'avait sur l'épaule lors de son saut.

    Voyant que personne ne venait la chercher et encore moins des membres de la police, elle attendit un peu de récupérer quelques forces puis se leva et entreprit de visiter les environs après avoir bandé son côté à l'aide d'un vieux tissu qui restait néanmoins suffisamment propre pour servir à cette tâche. A chacun de ses pas la douleur était plus vive mais il y avait pire : elle mourrait de faim et de soif, était épuisée au possible et chaque parcelle de son corps à la peau bronzée était synonyme de souffrance, chaque muscle semblait avoir été broyé sous la force des flots à l'instar de sa propre tête. Elle avait l'impression de tanguer alors qu'elle marchait parfaitement droit...Elle fit de nombreuses pauses, en profitant pour grignoter raisonnablement le peu de nourriture qui restait dans son sac comme par exemple un peu de lièvre entouré d'une feuille afin de préserver la tendre chair et parsemé de sel afin d'éloigner toute bactérie potentielle. La chair était déjà cuite, petite précaution mais affreusement salée – à cause de la mer – mais cela n'était guère important tant qu'elle mangeait. En revanche elle n'avait rien à boire sinon une petite gourde à moitié vide. L'endroit était apparemment désert comme inhabité, désespérément vide mais elle était loin de s'en plaindre : personne pour l'obliger à se faire enfermer. L'île, car c'était bien une île semblait-il, était d'une beauté sauvage indéniable, magnifique même et déserte. C'était fascinant...Jusqu'à ce qu'elle réalise un léger, petit, mini, maxi problème. Alors qu'elle parcourait une forêt à l'allure sauvage, plus que celle qu'elle avait visité jusque là, lorsqu'un animal sauvage tenta de l'attaquer. Faible autant physiquement que mentalement à cause de sa faiblesse et surtout de sa maladresse actuelle dû à son passage dans l'eau qui lui donnait l'affreuse impression d'être encore ballotée par les flots, elle se contenta de hurler de peur, de tomber sur les fesses et...de lever un sol de terre qui la protégea. Ahurie, elle contempla le sol qui s'était surélevé, l'avait enveloppée presque avec délicatesse et l'avait protégée des assauts de l'animal qu'elle n'avait pas eu le temps d'apercevoir. C'était la goutte de trop : elle perdit de nouveau connaissance.
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Shiro Okada
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MessageSujet: Re: Alecia Deveria   Mer 11 Fév - 14:16

    J'ai apprécié lire ta fiche. Il y a peu de fautes et tu écris très bien à mon gout.

    Pour ce qui est du tigre... J'y ai réfléchis et je pense que cela pourrait apporter une petite touche de fantaisie et d'originalité. L'idée est acceptée, mais il n'y aura sans doute aucune autre exception.

    Je n'ai rien d'autre à dire, tu es donc validée de ce pas! J'ajoute la cabane à l'ouest en espérant qu'une autre personne viendra vite te rejoindre.

    Amuse-toi bien!

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Alecia Deveria
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MessageSujet: Re: Alecia Deveria   Mer 11 Fév - 14:19

Merci beauuuuccoooouuuppp !!!
*saute au cou de Shiro*
Mon pitit tigreuuuh =D *ronronne*
Bon...je peux donc commencer à jouer ?

Merci pour les compliments ça m'a fait très plaisir =3
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Shiro Okada
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MessageSujet: Re: Alecia Deveria   Mer 11 Fév - 14:22

    Bah, y'a pas de quoi. ; )

    Oui, tu peux commencer. ^^

    Bon jeu. : )

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Miyuri Ariyoshi
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MessageSujet: Re: Alecia Deveria   Mer 11 Fév - 15:28

Bienvenuuuueee =D

x'D

Ma psykoowpaatte =P

Mouwahaha

Très jolie fiche =D

Rien à dire =3

Bon RP et amuses-toi bien ^^

_________________

Were am I?

Thanks Shirou-chou =3
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Alecia Deveria
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MessageSujet: Re: Alecia Deveria   Mer 11 Fév - 17:34

Vive les psychopathes !!!

XD

Enfin, j'ai réussi à faire quelque chose de bien sans me presser =D
*fière d'elle...ou presque* et en plus j'ai fais mon premier poste, déjà ! =D
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